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| Conservation des bovins sauvages, notamment des Gaurs, Bantengs du Cambodge |
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Aspect conservation du Projet
Comparer la génétique des Gaurs sauvages du Cambodge à celle des spécimens détenus à la Ménagerie du Jardin des Plantes. Des similitudes génétiques permettraient de transférer des gaurs captifs de parcs zoologiques dans leur environnement d'origine.
Aspect scientifique du Projet
Trois espèces de bovins sauvages ont été décrites au Cambodge : le banteng (Bos javanicus), le gaur (Bos frontalis) et le kouprey (Bos sauveli), ce dernier étant l'emblème national du pays. Une récente étude moléculaire a conclu que ces trois espèces avaient divergé à la fin du Pliocène, vers 2,6 ± 0,5 millions d'années. Malheureusement, les données actuellement disponibles ne permettent pas de savoir si le kouprey est plus proche des gaurs ou des bantengs, ou s'il est divergent par rapport à ces deux espèces. D'autres études ont par ailleurs révélé des cas d'hybridation entre des bovins domestiques et sauvages, et des travaux en cours laissent penser que le kouprey pourrait avoir participé à la domestication des bovins au Cambodge. Nous avons déjà initié une étude à partir des spécimens ostéologiques conservés dans les collections du Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris, des animaux vivants maintenus à la Ménagerie du Jardin des Plantes, et d'autres tissus récemment collectés au Laos, au Vietnam et au Cambodge. Les premières analyses montrent que les populations sauvages et domestiques du Cambodge sont très hétérogènes du point de vue morphologique, mais au aussi sur le plan moléculaire. Afin de mieux comprendre les flux de gènes entre les bovins sauvages et domestiques, il apparaît désormais nécessaire d'échantillonner davantage de spécimens au Cambodge.


